De l’actionnaire entrepreneur à l’actionnaire prédateur !
Sans remonter au moyen âge et aux premières sociétés par actions, les sociétés ANONYMES si bien nommées, ou personne et aujourd’hui toujours plus qu’hier n’est responsable de rien, nous assistons quotidiennement à une dérive de plus en plu marquée de l’actionnaire entrepreneur vers l’actionnaire prédateur..
Il est aisé de situer 3 époques dans l’histoire de ce type d’entreprise ; il en est tout aussi facile de comprendre comment le libéralisme à perverti ce modèle économique, pour aboutir à la crise actuelle.
Crise qui phagocyte les finances publiques, pour défendre des intérêts exclusivement privés, et ou il n’y a aucun responsable…et bien sur encore moins de coupable !
Par contre il y a toujours le même payeur : le contribuable.
0n peut distinguer 3 grandes périodes dans l’histoire moderne des actionnaires
Ø Le XIXe siècle. Age d’or de l’actionnaire entrepreneur. Ce fut, avec la révolution industrielle, l’époque ou les bourgeois découvrent l’investissement dans des entreprises importantes, qui vont avoir un effet de levier fantastique sur la rentabilité des leurs capitaux. Le développement des chemins de fers et des outils de communications (télégraphe, poste), des réseaux bancaires favorisent l’esprit d’entreprise, les projets industriels foisonnent. Les entrepreneurs ont besoins de capitaux importants, qu’ils n’arrivent plus à trouver dans le patrimoine familial, pour développer leurs projets. Ils font alors appel, déjà via la bourse et des banques d’affaires, à des apporteurs de capitaux, les actionnaires, auxquels ils font partager leurs ambitions. L’actionnaire devient un co-entrepreneur par la confiance qu’il accorde au projet et le retour sur investissement qu’il en attend, légitimement. Si dés cette époque l’opposition entre monde ouvrier et possédants du capital se creuse, une valeur commune existe : faire vivre l’outil de production. Les conflits portent sur le partage de la valeur ajoutée, déjà !
Ø De la fin du XIXe aux années 80. L’actionnaire cesse progressivement d’être un entrepreneur pour devenir un rentier. L’investissement est porté par l’état à travers les objectifs de guerre et les reconstructions. L’état apporte des projets aux entreprises et les leur fait réaliser dans un univers protégé de la concurrence. Les entreprises investissent à minima et ont des marges juteuses assurées par des non mise en concurrence. La recherche et le développement sont essentiellement portés par la recherche publique, et les entreprises privatisées (CNES, EDF et le nucléaire, SNIAS devenue EADS et l’aéronautique, L’Université,…). A cette époque les actionnaires se goinfrent sans risque, c’est également le début du règne des héritiers. Cette politique se traduit également au niveau européen avec l’arrivée de la Grande Bretagne au sein de la CEE, qui refusait les investissements et n’acceptait que les bénéfices, ce fut le célèbre « I want my money back » de Margaret Thatcher : investir le moins possible et récupérer le plus possible, fi de l’avenir !
Ø Des année 80 à aujourd’hui. Voici venu le temps des prédateurs, les notions de projets n’existent plus chez les actionnaires, les seuls termes qui retiennent leur attention sont rentabilité immédiate, cash flow, plus values. C’est le règne des héritiers, les dirigeants du MEDEF en étant la plus parfaite illustration, il n’y a aucun créateur dans ce club de gens très riches et très attachés à leurs privilèges, juste des enfants et petits enfants de… C’est également le domaine de chasse des fonds de pensions anglo-saxons. Ces sociétés disposent de capitaux colossaux et ne possèdent aucune culture d’entreprise, leurs critères de choix pour leurs cibles : des entreprises à fortes rentabilités immédiates et à gain de valeur faciale de l’action à la revente d’ici 5 à 8 ans ! Quand on a été racheté par ces entités, et que les 1er mots de votre nouveau patron sont : « nous allons augmenter la rentabilité de l’entreprise de 15% cette année », on se pose légitimement des questions sur le projet de ces nouveaux propriétaires ; par contre on n’est pas déçu dans les actes, ça commence de suite par des licenciements et la remise en cause des coûts de R&D ! Solution facile qui si elle répond bien aux exigences de (très) court terme des actionnaires est également le début de la fin pour beaucoup d’entreprises. La suite logique de cette attitude est la création d’outils financiers douteux (subprimes) mais également le développement des hedge funds et des LBO qui pour avoir toujours plus de rentabilité immédiate, et sans aucune préoccupation de l’avenir, se sont spécialisées dans les achats à crédits d’entreprises et les ventes à la découpe.
Cette évolution (qui pourrait être superposée à l’histoire de Goldman Sachs racontée dans Rolling Stone) est « normale » dans le modèle libéral que nous propose la filiale française de la droite mondiale, et défendue bec et ongles par les sarkozystes. Il est même illusoire de vouloir s’y opposer dans le modèle économique actuel, qu’il soit défendu par la droite ou la social-démocratie, en effet sa remise en cause ne pourrait se faire que une remise en cause fondamentale du modèle de gestion actuellement défendu dans les démocraties occidentales.
Devons-nous nous résigner pour autant ?
Non, bien sur que non. Des solutions existent et peuvent être facilement développées dans nos démocraties ; encore faudrait-il trouver des politiciens courageux pour proposer des politiques radicalement nouvelles.
La taxe Tobin, telle qu’elle est défendue par ATTAC, en est une piste : les taux de taxation sur les transactions financières seraient inversement proportionnels à la durée de conservation du capital par l’actionnaire, de 100% sur de la courte durée à 0.01% pour des porteurs de très longues durées (+ de 10 ans).
Il existe également d’autres pistes comme la taxation maximale des héritages, jusqu’à 90%, comme du rétablissement de l’impôt sur le revenu proportionnel, 85% pour les hauts revenus américains de Roosevelt à Reagan, contre 25% aujourd’hui.
L’instauration d’un droit d’appropriation des salariés sur les entreprises (outils + stocks) fermées illégitimement, pour cause de délocalisation ou de renforcement de monopoles…Le champ de l’imagination reste ouvert.
A nous femmes et Hommes de gauche d’avoir ce courage. Il est évident que ces choix nous éloignent de la social-démocratie, il y a un refus de la gestion en adoucissant les maux et un objectif de substitution de modèle : on passe d’un modèle d’accompagnement à un modèle de transformation sociale.
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Par patricemerignac, le dim, 22/11/2009 - 21:55.
et oui il faut soit rester sur un systeme ou l'actionnariat existe pour permettre a nos entreprises d'investir bien que logiquement la plupart peuvent le faire sur leur propres benefices mais pas en se lancant dans des courses effraines a devenir le numero un au monde mais bel et bien rester francais mais donc empecher au maximum la speculation recompenser les bons actionnaires par rapport aux speculateurs mais lorsque je dit bon actionnaire je dirais plus les actionnaires individuels que les matrostondes des investisseurs institutionnels moi je dit non a cette idee d'eloignement de la social- democratie liberal c'est plutot montrer ces limites ou elle construise plus d'inegalite et donc ne font plus de comme but du jour suivant le but de plus de progres social
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Par patricemerignac, le lun, 23/11/2009 - 22:02.
il faut aussi separer au niveau des banques et assurances leur activites d'investissement et celle de leur activte normale, ensuite interdire les depreciation d'actifs donc au minimum que les titre soit valoriser dans leur bilan au cours d'achat et si les ections montent prendre 50 % de l'augmentation de la valorisation sur lequel ensuite il serait impossible de faire des depreciations, transferez 90 % des dividendes percus vers les maison mere afin d'eviter le speculation a la speculation revoir aussi dans l'ensemble la comptabilité des entreprises ou la richesse de celle ci ne ressort nullement surtout lorsque annee apres annee elle font des benefices et se constitue par l'intermediaire des reserves obligatoire des tresors de guerre donc taxer ces fameux tresor de guerre, revoir le systeme des immobilisations et amortissement lie car bien que certain bien valent enormement ou encore utiliser dans le bilan des entreprises leur valeur est souvent egal zero donc minore l'actif des entreprises et donc les impots dut par elle, enfin le systeme capitaliste est arriver a un tournant ou beaucoup d'entreprise ne croissent qu'en se rendant maitre d'autre entreprise donc irremediablement font grossir l'ensemble des capitalisations dans le monde, sincerement si une action d'une société X rapportait moins que le livret de caisse d'epargne il est certain que celui ci aurait plus les faveurs de chacun d'entre nous meme chose pour les obligations surtout celle des etats bon placement securisé a 99 % pour diversifie l'abondance d'epargne d'une souvent petite minorité car si celle ci n'avait pas un jour était créer il est plus que certain que les actions au lieu de rapporter des 3 à 4 % rapporerait peu etre 1 ou 2 maximum tout en ayant a subir le systeme de speculation organiser par les traders speculation par la hausse mais aussi par la baisse la logique etant que pour que leur petit jeu fonctionne fort bien et leur permette de pouvoir obtenir d'enormes bonus il faut assez souvent apres souvent des hausses lentes redescendre vite pour recommencer et ainsi de suite le prochain krach pourrait se situer lorsque le cac atteindra les 4500 points soit dans 12 à 24 mois maximum et donc pourrait faire redescendre celui ci a nouveau vers les 3600 points cela est une logique mathematique
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