Arrêter de financer le soutien scolaire privé!

Aujourd'hui, lorsque des parents paient des cours particuliers à leurs enfants par le biais d'une boîte privée (type Acadomia, etc...), une grosse partie de la somme qu'ils déboursent est largement déductible des impôts.

Ce qui signifie finalement que l'Etat, qui peine à trouver des moyens pour l'école de la République, subventionne ces boîtes privées aux pratiques plus que douteuses. Sans compter que ces mêmes boîtes "exploitent" des étudiants en les embauchant pour donner ces cours de soutien : sur les 20 et quelques euros de l'heure que paient les parents, 7 ou 8 seulement reviennent à l'étudiant (sans le moindre défraiement pour le transport, etc...).

Mesure simple (et économiquement rentable) : ne plus considérer ce type de soutien pseudo-scolaire comme un "emploi à la personne" déductible fiscalement. L'Etat subventionne déjà l'école privée généreusement, le voilà qui subventionne en plus des boîtes privées qui concurrencent et ridiculisent explicitement (dans leurs discours promotionnels) l'école publique.

En complément (mais j'y reviendrai dans un prochain message) : fortifier et consolider l'Ecole de la République, sur le plan pédagogique MAIS AUSSI sur le plan intellectuel : la plupart des parents font appel au soutien scolaire privé car ils jugent que l'école n'est plus assez ancrée dans la transmission des savoirs. C'est la mission du PS que de ménager ET la pédagogie ET la transmission des savoirs (contrairement à certains discours un peu "démagogiques" sur la rengaine "moins de savoirs, moins d'approfondissement disciplinaire, moins de formation disciplinaire pour les futurs profs" délivrés par l'actuel secrétaire socialiste à l'éducation). Par pitié, de la nuance et de l'équilibre dans les jugements !

Amitiés socialistes, et bonne chance à Martine Aubry pour son tour de France.

Fabien, jeune enseignant

Fabien, comment voyez-vous l'accompagnement scolaire individualisé dans le cadre de l'école publique ?

A gilles : la question est vaste, quelques éléments en passant :

- pour les élèves de primaire en grande difficulté scolaire : le maintien et le retour

des RASED, bien sûr. A étendre aux collèges?

- pour les élèves de primaires ayant des difficultés ponctuelles: ne pas perdre de temps,

repérer le problème, et les confier à ce qu'on a pu appeler un "instituteur volant", à savoir

un véritable instituteur (non un étudiant un stagiaire ou un parent d'élèves!) qui se charge du soutien scolaire et de la remise à niveau dans chaque

établissement (dans une classe à part, où se retrouvent pour quelques jours les élèves en difficulté avant de réintégrer leur groupe une fois les difficultés résolues). Evidemment cela suppose des moyens : moins strictement financiers

et "technologiques" qu'humains. Ce n'est pas en bardant d'ordinateurs et de tableaux

électroniques les établissements que les enfants progresseront, mais en recevant une

attention personnalisée de la part d'un enseignant. Ces "instits volants" pourraient également assurer une ou deux heures de soutien scolaire en fin de journée, notamment pour les petits problèmes de compréhension les plus ponctuels.

- En collège et lycée : mettre en place un soutien scolaire sur les heures de permanence et en fin de journée scolaire, là encore avec de véritables enseignants strictement dévolus à cette tâche, et qui travailleront en étroite relation avec les enseignants du groupe classe. Ces derniers leur signaleraient tel ou tel problème chez X ou Y; l'enseignant "de soutien scolaire" (appelons-le ainsi) ferait venir le ou les élèves en question pour un temps donné afin de les prendre en charge et de leur expliquer lentement et personnellement le cours. Là encore: des moyens humains, et j'insiste : c'est le boulot de véritables profs : les actuels TZR non affectés, qui croupissent à leur grand dam dans les CDI en attendant une affectation, pourraient dans un premier temps devenir "enseignant de soutien". On peut même imaginer une forme de mobilité dans la profession, à termes : Monsieur X, prof dans un collège, décide de devenir pour un an ou deux "prof de soutien" dans le même collège, et est remplacé devant la classe par Madame Y qui s'occupait du soutien jusqu'alors.

Evidemment, cela suppose de revenir sur les suppressions de postes, mais les coûts engendrés seront, dans mon esprit, largement compensés par les économies réalisées en stoppant les scandaleuses réductions d'impôt engendrées par les cours particuliers privées.

Et faire des économies en prenant les problèmes scolaires à la racine : les 150 000 jeunes qui sortent perdus du système chaque année doivent "coûter cher" à la collectivité...

Enfin, mais j'y reviendrai dans un futur message, avoir une réflexion plus générale sur le but même de l'Ecole Républicaine. Il n'est pas normal que les heures de cours de demi-groupe ou de renforcement en viennent presque à égaliser les heures de cours "normales" du groupe classe! Même à la fac se multiplient les renforcements Pecresse, les renforcements méthodos, les renforcements X ou Y; on se demande même parfois ce que l'on étudie derrière tous ces renforcements! Cela appelle des mutations plus profondes. Comment se fait-il que de plus en plus d'élèves aient besoin de plus en plus de soutien? Le constat est préoccupant.

J'attends avec impatience la suite !

Que proposez-vous pour les étudiants qui financent leurs études par les cours particuliers ? Vous leur enleveriez "le pain de la bouche" si je puis dire...

moi personnellement pas l'état, les communes leur proposant un contrat moral de logements gratuits en echange d'aide au devoir dans tel ou tel commune surtout aupres des jeunes n'ayant pas des parents ayant les moyens de le faire.

Vous pensez le nombre de logements sociaux en nombre suffisant ?

avec des generations tout bac et donc comme seul issue l'université, il faut adapter aussi le nombre de logements a l'accueuil de ces etudiants et meme pour encore plus pour se restaurer hors qu'est ce qui a ete fait rien ou peu facile de faire rentrer du monde et toujours dans une ecole mais si derriere la logistique ne suis pas c'est plutot un grand risque d'echec mettre les gens dans de bonne conditions de travail est une logique maintenant qu'est ce qui a ete proposer la plupart du temps aller se loger la ou il pouvait, souvent a prix exorbitant avec des aides ne suivant pas donc une bonne logique serait d'entamer la construction de suffisament de logement et afin de ne pas peser financierement sur les etudiants et leur famille faire du donnant donnat en aide pour donner des cours particuliers a beaucoup maintenant faire participer financierement les familles faisant appel a ce service de maniere juste faiblement pour l'entretien des logements construit qui couterait moins cher que payer certaine société privé