Angoulême, 15h30 : première visite dans une entreprise d'insertion

Nous y voici donc. Angoulême première étape. On s’abstiendra de revenir sur l’échec de l’arrivée de la bloggueuse à l’heure. Par chance, puisque l’idée est d’aller voir les Français sur le terrain, le PS n’a pas fait les choses à moitié : deux visites dans l’après-midi et la grande réunion participative du soir. 15 h 30 : La première visite est pour une entreprise d’insertion. Et, avec la presse aux basques, ce qui, il faut bien le dire, biaise un peu le principe de la visite. En général, dans ces machins-là, les salariés sont plus impressionnés par le nombre des caméras et des micros que par la personne qui vient les voir. Et, l’impératif de temps fait que ce qui pourrait être un bon point de vue sur la réalité du travail, vire à l’exercice obligé du patron qui souhaite qu’on passe dans tous les ateliers pour n’oublier personne. C’est la règle du genre, ni plus, ni moins. Dans cette entreprise d’insertion là on recycle des monstres, ces choses qu’on ne veut plus voir : frigo, ordinateurs et autres saloperies pleines de fluides toxiques, de gaz polluants. Autant dire que faire rentrer 40 personnes au pas de charge est une gageure. Le responsable de l’entreprise redonne les consignes de sécurité, on ne fume pas, on ne touche pas le matériel. Tout le monde se marre. Et on rentre derrière la première secrétaire, qui va au contact. Ne se contente pas d’écouter ce que dit le patron. Après tout, avec un passé ministre des affaires sociales ça aide.