Atelier 5 : La recherche et l’innovation au service d’une nouvelle croissance

Pour permettre la mutation de notre modèle de développement vers une social-écologie, il faut mettre en œuvre de nouvelles technologies et encourager les innovations scientifiques.

Qu’est-ce qu’une nouvelle croissance ? C’est une croissance qui prend en compte les impératifs du développement durable et qui nous permet également d’être performants dans la concurrence mondialisée.

Pour que la France retrouve son statut de leader dans l’innovation technologique et que nous puissions faire émerger de nouveaux champions industriels, il faut investir massivement dans la recherche. C’est aussi cette voie qui pourra nous permettre de retrouver le plein-emploi. Mais de quelle manière trouver les sources de financements ? Comment garantir que ces investissements bénéficient au plus grand nombre ?

Nos régions mettent en œuvre des plans d’investissements dans la recherche et plusieurs pistes ont déjà été évoquées, comme l’idée d’un pôle d’investissement européen. Nous souhaitons aussi réfléchir à l’amélioration du statut des chercheurs et au rapprochement entre la recherche et les entreprises.

Nous souhaitons faire des propositions concrètes pour garantir que la croissance du XXIème siècle sera une croissance plus juste où le PIB ne sera plus le seul indicateur valable de progrès.

Rapporteur : Michael Dubois

Atelier 6 : Plein emploi, bon emploi : de nouveaux outils pour l’égalité réelle

Le plein emploi reste notre objectif. Parce que le chômage de masse n’est pas une fatalité mais bien la conséquence d’une démission du gouvernement actuel. Nous voulons également que la lutte pour de meilleures conditions de travail soit au cœur de notre projet pour 2012.

Pour cela, pour lutter contre la pénibilité, mais aussi pour éviter et prévenir les accidents de travail, il faut mettre en œuvre d’urgence un plan d’envergure. Les troubles musculo-squelettiques, les maladies professionnelles, les troubles psychiques sont autant de maux liés à des conditions de travail de plus en plus difficiles. Nous devons trouver ensemble des solutions pour que le travail ne soit plus une souffrance mais qu’il soit bien source d’émancipation et de réalisation personnelle et collective.

De quelle manière évaluer les pénibilités, comment les prévenir mais aussi sanctionner et contrôler ? Quels dispositifs de compensations mettre en place ?

Nous voulons que la Sécurité sociale professionnelle ne soit plus un simple slogan. Pour cela, nous étudierons les dispositifs que nous pourrions mettre en place pour sécuriser les parcours professionnels de l’entrée dans la vie active jusqu’au moment de la retraite. Le temps de travail ne doit plus être évalué qu’à travers le prisme d’une semaine de travail mais bien à l’échelle d’une vie.

Lutter contre les discriminations au travail, à l’embauche, dans la progression de carrière est un impératif pour que notre idéal d’égalité entre les citoyens puisse enfin devenir une réalité.

Atelier 7 : Pouvoirs, propriété et gouvernance dans l’entreprise : de nouvelles règles pour un juste partage des richesses et l’amélioration des conditions de travail.

Les rapports de force dans l’entreprise sont à l’origine de l’émergence d’une conscience politique de gauche. Malgré les conquêtes sociales du XXème siècle, de grands défis nous attendent encore. Une plus juste répartition des richesses produites est fondamentale pour réduire les inégalités de revenus.

En 15 ans, ce sont plus de 100 milliards d’euros qui ont été transférés des revenus du travail vers ceux du capital. Ce transfert historique s’est réalisé grâce aux politiques libérales à l’œuvre dans le monde qui ont dérégulé et financiarisé l’économie mondiale.

De quelle manière pouvons-nous rééquilibrer la répartition des richesses et faire progresser les revenus du travail ?

Socialistes, nous voulons faire progresser la démocratie partout et pour tous. L’économie sociale et solidaire est pour nous un champ d’action fantastique pour permettre de démontrer qu’il n’y a pas un modèle unique. Autogestion, coopératives, ce sont autant de modèles de gestion qu’il faut davantage explorer. Les entreprises qui ont fait le choix du modèle coopératif ont fait la preuve de l’efficacité économique tout en répartissant de manière plus juste la richesse créée et en associant les salariés aux décisions stratégiques. Ce mode de gestion permet aussi de lutter contre les souffrances au travail grâce à une meilleure communication entre l’encadrement et les salariés.

Forts de ces constats, nous voulons construire de nouvelles règles qui permettraient d’asseoir le nouveau modèle de production que nous proposons sur d’autres méthodes de gestion. C’est aussi l’enjeu de cet atelier.

Atelier 8 : Pour la société du bien-être : refonder la protection sociale

Retraites, chômage, maternité, accidents du travail, exclusions, ce sont autant de « risques » et d’étapes d’une vie qui sont aujourd’hui pris en charge et assurés grâce à un système de protection sociale pratiquement unique au monde.

Basé sur la solidarité intergénérationnelle et un pacte social inédit scellé à la libération, notre système est aujourd’hui mis à mal et remis en cause par le déficit des comptes sociaux orchestré par la droite au pouvoir. Leur modèle est celui de l’assurance individuelle et privée, nous croyons, au contraire, à un système solidaire, par répartition, garanti par l’Etat.

Notre système de protection sociale reste un modèle et un des piliers de notre contrat social.

Le vieillissement de la population, mais aussi le formidable progrès que représente l’allongement de notre espérance de vie, sont de nouveaux défis pour l’action politique.

Comment prendre en charge efficacement la dépendance ? Comment garantir la pérennité des financements et leur justice ?

L’objectif de cet atelier sera d’apporter des réponses aux angoisses lancinantes des Français qui ont peur de perdre ce formidable bouclier social.

Rapporteur : Marcel Etienne

Atelier 9 : Réarmer l’Etat et la puissance publique, développer les services publics, distinguer les biens publics et les biens privés

La droite a pour objectif de démanteler les services publics les uns après les autres : La Poste, EDF-GDF, la SNCF mais aussi les hôpitaux ou nos écoles. C’est leur conception d’une société du chacun pour soi où l’Etat ne doit pas s’immiscer dans l’activité économique. Nous nous battons contre leurs projets au quotidien mais nous préparons aussi notre contre-projet.

Parce que, pour nous, socialistes, les services publics restent l’outil le plus efficace pour réduire les inégalités et lutter contre les injustices sociales, nous voulons réarmer la puissance publique.

Cela passe par une réflexion plus générale sur le champ de l’action publique : comment définir ce que sont aujourd’hui les biens publics et les biens privés ? De quelle manière pouvons-nous garantir des services de qualité pour tous et partout ?

Face au défi de la crise du logement, aux besoins immenses de financement pour développer une nouvelle industrie innovante et verte, c’est la puissance publique qui devra donner l’impulsion et garantir des investissements à long terme que les établissements privés se refusent aujourd’hui à assurer.

Quelles sont les structures que nous pouvons mettre en place ? Avec quels moyens ? Quels seront leurs champs d’action ?

Ce sont autant de questions que cet atelier va défricher pour proposer une orientation d’avenir au PS puis aux Français en 2012.

Rapporteur : Constance R.

Atelier 10 : La révolution budgétaire et fiscale au service de la justice

Le bilan de la droite en termes de fiscalité et de gestion du budget de l’Etat est sans appel. Il est marqué du sceau de l’injustice et de l’inefficacité.

Injustice parce que les plus riches ont vu leurs impôts et cotisations baisser de manière insensée. Le paquet fiscal a été un véritable hold-up des finances publiques, tandis que le pouvoir d’achat des plus modestes et des classes moyennes chutait inexorablement.

Inefficacité, parce que notre déficit a explosé, les comptes sociaux sont tous dans le rouge et mettent en péril l’avenir de nos protections sociales. Nous n’avons plus les moyens de mener les investissements d’avenir dont le pays a besoin sans avoir recours à l’emprunt. La somme de la dette donne le vertige et le plus grave, c’est qu’elle ne garantit pas un meilleur avenir pour notre pays.

Notre objectif doit être de révolutionner le système fiscal. Le rendre plus juste, plus progressif et plus démocratique.

Des pistes existent. Cet atelier traite la question dans sa globalité pour préparer l’architecture d’une réforme qui soit pérenne et remette le principe de justice sociale au cœur de notre modèle fiscal et budgétaire.

Rapporteurs : Julien Bargeton et Stéphanie Oro

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