Contre un développement durable pour riches
Le grand risque de la politique actuelle de développement durable est celui d'une "fracture sociale verte".
En effet, la plupart des écoquartiers cités comme modèle en Europe (exemple Vauban à Fribourg) conduisent à la création de ghettos autoproclamés pour bobos.
Les exemples plus récent comme Malmö, sont incontestablement des exemples à risque, dans la mesure où leur accès est limité par les coûts.
Il ne faudrait pas que ce nouveau type de quartiers, appelés à se développer à grand renfort de communication, se fasse au détriment des plus défavorisés.
On pourrait aussi, bien sûr, parler du coût des produits bio.
Il est donc indispensable:
- que le taux de logements sociaux dans les quartiers durables soit élevé,
- que les bailleurs sociaux mettent en place des plans volontaristes d'installation de panneaux photovoltaïques,
chauffe-eaux solaires, isolation, permettant de surcroît de baisser les charges locatives.
- que soient mises en place des politiques foncières permettant de limiter les coûts globaux de construction.
Par ailleurs, il faut encadrer le pouvoir des associations qui viseraient à limiter le libre accès aux quartiers durables à des catégories trop ciblées.
De la même manière, il faut dire non au péage urbain, outil de ségrégation sociale.
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